Elevage de Border collies
en Aude,
Dressage de Border collies, Education canine,
Formation à l'utilisation du chien de berger, Animations avec chiens, Vente
chiots Border collies, Pension canine, Boutique en ligne d'articles pour chiens.
Raoul
Kergomard
8 Avenue des Pyrénées
11300 LAURAGUEL
04 68 31 17 64 - 06 72 49 43 50 -
r.kergomard@wanadoo.fr

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NEWS |
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Premier
chien de berger français.
lorsqu'il s'installe
durant une leçon
de travail ou durant une compétition le doute
devient le pire ennemi
de l'homme et du chien. |
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Prochain stage 'troupeau' pour particuliers à Limoux dans l'Aude
:
LUNDI 28 MAI 2012.
Inscriptions à vos stages
CLIQUEZ
ICI.
ou R KERGOMARD : 06 72 49 43 50 - 04 68 31 17 64
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Inscription et
paiement en ligne de vos journées
"chiens de troupeaux" par
carte bancaire.
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A gauche, Berger de Beauce au travail sur moutons
à Lauraguel. |
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Anthropomorphisme:
Tendance à attribuer aux animaux et aux créations mythiques des caractères
propres à l'homme.
http://www.audebordercollie.com/Border-collie-chien-berger/conseils-chiot/Chiots-border-collie.php?o=1300&title=A+la+rencontre+de+ce+chien+en+devenir
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Il est
évident qu'un chien ne se dresse pas
en trois ou cinq jours de formation.
Malgré tout, à l'issue du
stage, vous serez détenteurs
de principes fondamentaux qui vous permettront
de
parfaire le dressage de votre chien sur votre exploitation.
SI vous restez
constant et cohérent,
vous serez en mesure de fabriquer un superbe "outil
de "travail".
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RAPPEL :
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Contrairement à ce qui est dit et écrit,
on ne peut pas mesurer la puissance d'un chien
lorsqu'il évolue avec des bêtes fuyantes.
Seule la
résistance posée par le bétail indique
de façon rigoureusement exacte
le potentiel de votre chien.
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A Gauche,
Sandrine et "Bono" font alliance.
C'est l'équipe qui fera reculer le bélier.
Plus tard,
lorsque le chien prendra de l'âge,
il réalisera seul cet exercice. |
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Ici, "Basta" est en difficulté.
Son manque de puissance va la contraindre à fuir la brebis de tête
et à partir sur une circulaire.
Il est fréquent qu'un chien manquant de "mental" et parce qu'il se
met en état de vigilance lorsqu'il est en difficulté prenne une
circulaire (droite ou gauche) pour éviter l'affrontement avec la
bête qui pose une résistance.
Celui ou celle qui travaille le chien doit alors anticiper et
intervenir afin d'interdire "l'évitement". Le chien doit être
positionné sur un stop debout et aidé par son maître, rester sur une
ligne droite face à la brebis de tête.
C'est dans ces moments difficiles que le chien comprendra qu'il
doit, pour réussir à dépasser ses limites,
faire "alliance" avec son référent.
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NB : Interdire à un chien de reculer alors qu'il est en
difficulté,
c'est lui apporter la preuve irréfutable que rien ne
peut lui arriver
lorsque vous êtes à ses côtés.
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Lignées
ovines, lignées bovines, lignées caprines ...
pourquoi les Border collies français capables de travailler sur ces
trois espèces sont-ils si rares ?
Parce que notre mode de sélection repose sur une politique
'concours' qui,
comme chacun le sait, ne met que très rarement le chien dans ses
limites.
Un très bon chien de concours est souvent un mauvais chien de
travail.
D'autre part, le fait que la majeure partie des concurrents ne
soient pas utilisateurs, leurs chiens travaillent chez eux comme sur
un parcours. Ce sont donc de superbes (pour certains) machines à
concourir, mais pas des outils de travail.
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Récemment, un Border collie régulièrement placé en
compétition (sur ovins)
n'a pas été capable de rassembler des brebis sur une
estive pyrénéenne.
Il ne s'agit pas d'accabler le maître ou le chien, ils
sont l'un et l'autre victime de notre mode de sélection.
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Seuls les chiens évoluant sur bovins et par leur travail qui leur
est demandé échappent à ce phénomène.
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Je vois neuf brebis, que voit mon chien ?
Mon chien voit du gibier, et c'est parce que c'est
un chasseur que je vais pouvoir utiliser son instinct de prédation lors du
dressage.
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L'attitude
et le comportement du chien influent directement sur le comportement
du troupeau.
Ici, le regard fuyant du chien en direction de son maître exprime
clairement le peu d'impact qu'il peut
avoir sur le poulain. |
Les stagiaires sont filmés le premier jour et afin qu’ils puissent juger de leur progression, les cassettes sont visionnées le soir du troisième jour.
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- Viens… Retour vers le maître
(déjà connu par le
chien)
- Aux pieds… Marche auprès du maître
(déjà
connu par le chien)
- Couché… Immobilisation momentanée
- Pas bougé… immobilisation plus longue
(attente d'un autre ordre)
- A droite…
Direction
- A gauche… Direction
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- Avance… Ligne droite vers le troupeau
- Doucement… Marche
- Recule… Eloignement
- Stop… Immobilisation momentanée debout
- Coupe… Séparation (division d’un lot)
- Saute... Obstacles
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Une des difficultés
majeures est de ne
jamais laisser le chien
prendre de l'avance sur son maître.
Ce dernier doit toujours précéder son chien.
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Tenir compte de l'expérience
de chacun et surtout,
donner à mes stagiaires l'envie de
revenir.

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Nous pourrions très
facilement comparer le dressage d'un chien au jeu "d'échec".
Le maître doit
jouer avec les blancs et posséder un,
voire deux coups d'avance sur son
chien.
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Un
stage "initiation" est infiniment plus
complexe qu'un stage "perfectionnement".
Le formateur doit gérer la progression du chien et,
parallèlement, celle du
maître qui débute.
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Toutes
les formations mises en place sont financées par le VIVEA
qui rémunère les
organismes de formation.
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Le principe est le suivant :
L'organisme 'VIVEA' prélève un certain pourcentage
sur les cotisations 'MSA' des
agriculteurs et redistribue
cet argent en finançant leurs formations. |
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J'interviens en partenariat avec le VIVEA sur toute la France.
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Vous êtes
éleveur ovins, bovins, caprins, vous êtes à la recherche d'une formation
troupeau très professionnelle, vous ne pouvez pas vous déplacer?
Prenez vous en
main et organisez sur votre exploitation ce stage que vous recherchez.
Contactez
vos voisins, constituez un groupe de 7 à 12 personnes MSA et appelez moi.
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Nous mettrons
en place un calendrier de travail
et j'interviendrai chez vous dans
le cadre 'VIVEA' pour 2 jours ou plus
de formation très intensive.
Raoul KERGOMARD:
Tel
/ 04 68 31 17 64 -
06 72 49 43 50
r.kergomard@wanadoo.fr
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Les
formations "VIVEA" de dressage de chiens de troupeau se déroulent sur cinq journées pleines, à raison d’une journée tous les dix jours et sont
dispensées par Raoul Kergomard,
formateur en dressage de chiens de troupeaux et éducateur canin.
Je suis allé hier dans un club canin... J'en suis reparti triste et
consterné.
Consterné par le moniteur qui soigne ses complexes en adoptant des comportements aussi lapidaires
qu'incohérents.
Consterné par son manque
de connaissances,
consterné par son manque
de curiosité,
consterné par ses
affirmations héritées de ses pairs,
consterné par le discours
obsolète,
consterné par cette
pédagogie approximative et improvisée,
Consterné par le pouvoir
qui lui est attribué,
consterné par la
béatitude des adhérents,
Consterné par l'absence
totale de tact,
Consterné par l'exigence
et par l'attente de résultats.
consterné par la
tristesse des chiens en laisse... Surtout consterné par cette tristesse sur le
terrain.
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Extrait d'un mail reçu récemment et
illustrant parfaitement mes propos.
...parce que je souhaite proposer à
mon chien autre chose que ce que l'on peut
malheureusement voir dans
ces clubs canins animés par des " zozos du dimanche "
qui ont malheureusement confondu entre autre dressage et domptage….
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Comment, alors qu'en France les moniteurs de clubs sont formés par la Société centrale
canine,
peut-on appréhender le chien de façon aussi archaïque et dépourvue de
toute analyse.
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J'ai pensé que
vraiment je n'aimerais pas être ces chiens.
Comment peut-on prétendre enseigner l"obé" et prétendre le faire bien en faisant
bêtement évoluer 30 chiens simultanément et de la même façon.
Si le chien est un
individu, il est inconcevable de ne pas lui apporter une analyse ou un travail
individuel.
Le mental du chien est
cristallin...
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Parcours agility pour chiens de sports et/ou
loisirs. |
En Grande
Bretagne,
l'agility reste un sport structurant pour les chiens
car pratiqué dans le calme.
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Le statut de "moniteur" de club
relève du bénévolat, cela ne donne pas un droit à l'incompétence.
Passons....
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La France est le pays d'Europe qui compte le plus grand nombre de
chiens.
Environ 9 millions d'individus qui, dans 80% des foyers,
sont
considérés comme des membres de la famille !!! |
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Si l'homme est doté de parole, le
chien n'est pas muet.
Le premier doit absolument apprendre à
communiquer avec le second et enfin se mettre
à sa portée. Nous
avons tous tendance à penser que des centaines d'années de
cohabitation ont permis au chien et à l'homme de se reconnaître. Il n'en est rien.
Le chien est un animal au
fonctionnement extrêmement logique et simple, mais qui peut s'avérer
très complexe si ses comportements sont mal ou pas interprétés.
Plus de 85% des morsures
sont dues à une méconnaissance du fonctionnement du chien. |
La grande majorité des propriétaires, occultant le fait
que leur chien
reste un
animal qui a besoin d'autorité et de repères,
il
devenait alors évident que nous nous confronterions à des problèmes
de
communication majeurs.
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L'idéal serait que toute personne possédant un chiot Border collie ou autre effectue un stage de
quelques heures au sein d'un club canin de qualité. L'étude du comportement
fait (en principe) partie du travail des éducateurs canin, aussi, n'hésitez pas à les
rencontrer. En quelques leçons, ils lèveront le voile sur le mystère de la
psychologie canine et vous aideront ainsi à comprendre et à gérer les maux de
votre chien (et les vôtres).
Anthropomorphisme:
Tendance à attribuer aux animaux et aux créations mythiques des caractères
propres à l'homme. |
Eduquer
et dresser son chien, c'est aller à sa rencontre, c'est surtout s'initier à une autre forme de langage
pour enfin communiquer avec lui.
Aucune forme de brutalité n'est permise dans l'éducation d'un chien.
S'il
s'avérait que ce soit le cas, il faudrait immédiatement remettre en causes
les compétences de l'éducateur.
La brutalité est souvent due à un
manque de connaissances, d'analyse, de confiance et dans tous les cas à des
lacunes graves.
Afficher sans cesse ses certitudes, c'est aussi douter de ses capacités à apprendre!!!
C'est le chien qui fait
l'éducateur et non l'inverse.............
Un des grands principe
de l'éducation canine est de ne jamais omettre que si la chronologie dans les
ordres est identique et ce, quelle que soit la race, tous les chiens sont
différents. En conséquence, le premier travail de l'éducateur est de
s'appliquer à définir le caractère de chaque chien. En vertu de quoi, il sera
en mesure de le guider dans une évolution rationnelle et d'obtenir des
résultats rapides et conséquents.
L'éducation concerne toute personne qui
possède un chien de compagnie quelle que soit la race et l’âge et qui
souhaite harmoniser la relation avec son compagnon.
La
première leçon est en général consacrée à l’étude de la relation entre
le maître et son chien. Le but majeur étant évidemment de mettre en place
les principes fondamentaux de la hiérarchie.
Qu’elles soient individuelles ou en groupe, les séances n’excèdent jamais 40 minutes.
L’éducation
englobe 4 ordres de base qui sont :
"Aux pieds
- Assis
- Couché
- Pas bougé"
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...ou comment réconcilier deux espèces ennemies.
j'ai eu en
1986 mon premier 'Patou' et Mikaël utilisait déjà des chiens de
protection.
Nous devions donc nous rencontrer.

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Le chien de protection; son rôle :
La vocation du chien de protection
est de veiller à tenir éloigné
tout
prédateur susceptible
de nuire au troupeau.
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Depuis deux ans, Mikaël (Suisse) et moi travaillons ensemble à la
construction et à l'implantation de chiens de protection (berger de
Maremme ou cane da pastore Maremmano-Abruzzese) en ex Allemagne de
l'est et notamment près de la frontière polonaise.
Pour avoir étés bergers et
éleveurs, nous avons tous les deux de très solides connaissances
en matière de moutons et de chiens de travail.
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Concernant le chien de protection,
nous disposons aujourd'hui d'éléments intéressants dont
vous allez pouvoir profiter.
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Quand on sait combien le chien tient le
mouton pour gibier,
c'est chaque jour assister à un petit miracle que de voir
cohabiter deux espèces viscéralement ennemies !!!
Vidéo chiens
de protection -
http://www.youtube.com/watch?v=Om1ZKJNX9RU
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L'histoire commence ainsi : Mikaël vend un 'Maremme' en
Allemagne près de la frontière Polonaise. Là, il tue un chien
nordique entré (par mégarde et en tout cas par erreur) dans le
parc. L'acquéreur furieux téléphone à Mikaël et l'insulte en lui
demandant de venir chercher le tueur. Mikaël prend son Gsm,
m'appelle, et me narre les circonstances de 'l'accident'. Je le
rassure quant au comportement du chien et il informe alors
l'éleveur Allemand que tout est normal... Passe un journaliste
TV d'une grande chaîne Germanique qui, fasciné par l'attitude du
Maremme, demande à réaliser un reportage sur ce chien de
protection... L'histoire commence ainsi.
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Avant notre rencontre, j'avais eu en 1986
mon premier 'Patou' et Mikaël utilisait déjà des chiens de protection.
Nous avons additionné nos connaissances et travaillons de concert pour conserver
et développer les aptitudes de ce chien "outil".
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Les premiers chiots nés, nous nous sommes attachés à les "construire" de façon
très rationnelle.
Les parents évoluent sur la ferme où leur fonction est de protéger le troupeau
de 450 brebis.
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Principaux prédateurs
rencontrés sur l'exploitation de Mikaël:
chiens errants, renards, chasseurs...
Principaux prédateurs
rencontrés sur le lieu d'exportation :
Loups, chiens errants,
renards,
chasseurs...
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Notre action :
Produire des chiens fiables capables d'assurer
la protection des troupeaux.
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Méthodologie :
- Recherche de géniteurs extrêmement équilibrés.
- Naissance.
- Construction.
- formation du propriétaire (berger-éleveur).
- Exportation.
- Suivi du chien au travail. |
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Les géniteurs.
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Ils
sont tous issus de parents évoluant
en estive et en bergerie.
Ils sont choisis sur leur lieu de travail après
avoir étés
observés en action aux jumelles.
Les sujets nerveux, immatures, joueurs,
trop près de l'homme (ou
trop sociables)
sont écartés.
Ils sont achetés après dix huit mois.
Les chiens massifs et osseux
sont
préférés aux autres. |
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Les risques d'erreurs
lors de l'achat
d'un reproducteur adulte
sont considérablement réduits
car tous les
caractères sont visibles.
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La naissance.
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Les chiots naissent dans la
bergerie où un enclos (barrières à claire voie) leur est réservé. La mère garde
la possibilité d'aller et venir dans le bâtiment et d'évoluer au sein du
troupeau. Le père, lui, ne rentre jamais dans l'enclos. La présence des chiots
ne modifie en rien son comportement. Lorsqu'ils sont en âge de marcher, nous
permettons aux chiots de quitter le 'nid' en retirant une planche inférieure à
chacune des quatre barrières constituant l'enclos. Ceci leur permet de sortir,
mais aussi de rentrer et d'éventuellement se mettre à l'abri en cas de situation
trop anxiogène. Un autre enclos dont l'entrée est inaccessible aux parents est
installé à quelques mètres du premier. Dans celui-ci, nous distribuons
nourriture et eau. De fait, s'ils veulent se restaurer, les chiots sont dans
l'obligation de se frayer un chemin au milieu des brebis. Lorsque vers 6
semaines, la mère met en place l'attitude de 'rejet', ils franchissent quasi
naturellement la distance séparant les deux enclos.
Laquelle sera d'ailleurs
augmentée progressivement.
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La construction.
Ou le début de la
métamorphose...
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Car construire un chien de
protection
c'est créer l'alliance entre un gibier
et un chasseur
en proposant
au prédateur de déplacer cette prédation.
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Par construction, j'entends :
socialisation et attachement au troupeau.
La socialisation est l'apprentissage des codes de la meute. Elle a lieu grâce à
la présence de la fratrie et des géniteurs. Les chiots vont se construire dans
l'échange avec 'l'autre' et avec les 'autres'. C'est parce qu'il va communiquer
que le chiot va se fabriquer une identité. Il sera faible, fort, courageux,
peureux mais il sera.
L'attachement au troupeau s'installe grâce à 'l'habituation'. L'attachement au chien se fait aussi grâce à 'l'habituation'. Construire un
chien de protection c'est créer l'alliance entre un gibier et un chasseur en
proposant au prédateur de déplacer cette prédation. Durant sa construction,
le chiot va très souvent agir par mimétisme. Il va observer les comportements de
sa mère et ensuite adopter des comportements similaires. Il est alors facile
d'admettre que la mère est l'acteur majeur de cette construction. Comme pour le
chien conducteur de troupeaux, nous en revenons à l'ascendant extraordinaire
qu'aura la lice sur ses chiots et sur l'empreinte qu'elle laissera sur leur
psyché. Bien avant le chiot, le choix de la mère génitrice est déterminant.
Nous sommes d'accord pour considérer qu'il est impossible de construire un chien
de protection équilibré si la mère de ce chien est elle-même en équilibre plus
ou moins précaire.
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NB : Parce que ses contacts avec l'homme seront réduits au
strict minimum, il sera impossible de 'réparer' un chiot
destiné à la protection des troupeaux. Et c'est une des
différences les plus marquantes avec le chien conducteur
qui, grâce à la présence quasi permanente de son maître,
pourra se guérir de certains traumatismes profonds.
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En France, je rencontre
régulièrement des éleveurs de moutons insatisfaits du travail réalisé par leurs
chiens de protection.
Principales raisons évoquées pour
des chiens en estive.
Les *
indiquent la fréquence.
- Chien qui quitte le troupeau (sans motif apparent). ***
- Chien qui s'approprie un lot de brebis. **
- Chien peureux. ***
- Chien qui mordille ou mord les brebis. *
- Chien peu ou mal construit. **** (socialisation).
- Chien trop sociable avec les visiteurs ou avec ses congénères. *****
- Chien non vigilant. **
- Chien trop jeune. **** (Intéressant car pour un âge identique, un chien de
parc n'a que deux **).
Principales raisons évoquées pour
des chiens en parc.
Les *
indiquent la fréquence.
- Chien trop sociable avec les visiteurs ou avec ses congénères. *****
- Chien peureux. * (* en diminution quel que soit l'âge du chien).
- Chien trop jeune. **
- Chien qui quitte le troupeau (toujours selon l'utilisateur ; sans motif
apparent). **** (proximité de l'habitation, des ses congénères, d'enfants, de
référents... ?).
- Chien qui mordille ou mord les brebis. ***
- Chien peu ou mal construit. **** (socialisation).
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Que ce soit en estive ou en
parc, il semble que les trois problèmes
les plus fréquemment rencontrés par les utilisateurs restent :
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- La sociabilisation.
- Le chien qui quitte le troupeau.
- Le chien peu ou mal construit (socialisation). |
Pourquoi ?
Si l'on compare deux systèmes d'exploitation basés sur l'utilisation du chien en
parc et en montagne, on constate presque systématiquement que le chien de parc
est beaucoup plus efficace que celui qui évolue en montagne. La différence ne
vient pas de la surface à surveiller ou du nombre de bêtes à gérer, mais de
cette notion 'territoriale' déterminée par la clôture lorsqu'il travaille en
enclos et qui disparaît lorsqu'il est en estive.
Il semblerait en effet que l'appartenance à un groupe (troupeau) soit plus
prononcée chez le chien 'montagnard'. Pourtant, cela ne l'empêche pas de quitter
les bêtes et de suivre un marcheur par exemple.
Les stimulis aussi sont différents. Le chien de montagne est très sollicité et
les raisons de se 'décentrer' sont multiples : (promeneurs, chasseurs, gibiers
divers...) alors que son congénère de parc reste 'protégé' par la clôture.
Dans les deux cas, ces chiens au
travail sont 'pollués', mais par des éléments différents.
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Mathieu Mauries
:
http://hogandesvents.chiens-de-france.com/site_eleveur/index.php?ID_ELEVEUR=8675&ID_SITE=9705
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Le retour du loup en Suisse dans le milieu des années 1990 a été
accompagné par la mise en place
de chiens de protection dans de nombreux troupeaux.
Dans une région aussi touristique que les Alpes valaisannes (jusqu’à 25
000 randonneurs
sur le tour du Mont-Blanc pendant l’été), la présence de ces gros chiens «
dissuasifs »
sur les estives a rapidement soulevé plusieurs inquiétudes de la part
des éleveurs et des communes,
certaines souhaitant même les interdire sur leur territoire.
La polémique des chiens dits dangereux n’a pas aidé à améliorer l’image
des chiens de protection,
beaucoup faisant même l’amalgame entre les deux types des chiens.
Ces
chiens de protection, qui peuvent parfois se retrouver seuls avec le
troupeau,
représentent–ils un risque pour les randonneurs ?
Et si oui quel risque et dans quels contextes est-il le plus élevé ?
|
Pour répondre à ces questions,
j’ai créé un projet de recherche comprenant
3 volets :
-
Mise en place d’un test de comportement
pour évaluer la dangerosité du chien (et
le risque de morsure ultérieur) ;
-
Recensement des accidents par morsure
dans le massif alpin pour comprendre
dans quelles circonstances ont eu lieu
ces incidents;
-
Étudier les interactions entre les
chiens de protection et les randonneurs
sur les estives.
Trois études ont déjà abordé ce thème sous
une démarche observationnelle (2 en France
et 1 en Suisse) et toutes concluent que le
chien de protection (de la race Montagne des
Pyrénées)
ne représente pas une menace pour les randonneurs. Une 4ème étude
(expérimentale) réalisée en Norvège, arrive
aux mêmes conclusions.
Toutefois, l’échantillonnage des chiens et
des estives de ces études demeure trop
faible pour pouvoir généraliser les
résultats à l’ensemble d’un massif ou à
l’ensemble d’une population de chiens de
protection.
D’où l’idée de combler cette lacune grâce à
une nouvelle étude (à l’initiative de Anne
Dumé, qui continue en 2010) afin d’augmenter
significativement le nombre de chiens
observés et le nombre d’estives.
L’objectif de cette recherche est de
comprendre s’il existe un dénominateur
commun concernant les stimuli qui
déclencheraient un comportement type
chez le chien de protection (par ex.
approche, vocalise, comportement agressif,
etc.).
Nous avons émis deux
hypothèses :
-
le
« déclenchement » d’une interaction
(aboiements et/ou approche) d’un chien
de protection est essentiellement dicté
par la distance qui le sépare
du ou des randonneurs et non par le comportement de ce ou ces derniers ou
la présence d’accessoires (par ex.
bâtons de marche);
-
Le
comportement du chien à proximité du ou
des randonneurs est essentiellement
dicté par son tempérament et non par les
comportements des randonneurs ou la
présence d’accessoires.
Une fiche d’observation a été créée afin de
recenser les comportements des chiens et des
randonneurs sur l’estive, en tenant compte
de différents paramètres
(distances de passage, activité du troupeau,
présence du berger, activité des chiens,
etc.).
Trois étudiants de l’IUT de Digne-les-Bains
(Mélodie Mercier, Thibault Menu et Clément
Villard) ont ainsi observé 52 chiens sur 18
estives pendant l’été 2009.
Nous avons noté toutes les réactions (toutes
les modifications de comportement du chien
dues à la présence de randonneurs),
interactions (le chien se déplace en
direction des randonneurs)
(approche et vocalisation) et tous les
comportements du chien pendant les contacts
(< 1 mètre).
Ces observations démontrent clairement que
les chiens ne réagissent pas
systématiquement au passage des randonneurs
et entrent encore moins en interaction.
Le nombre de contacts ne correspond qu’à 6%
des passages totaux. La fréquence des
aboiements est également très différente
d’un chien à l’autre, marquant une nette
variabilité individuelle.
Les résultats préliminaires de cette étude
semblent démontrer que la composition du
groupe (homme, femme, enfant), la présence
d’attributs (bâtons, sacs à dos,
couvre-chefs, etc.),
le comportement des randonneurs (marche
lentement ou vite, discute ou non, etc.)
n’ont pas d’influence sur la réaction et
l’interaction des chiens de protection.
Il semblerait que cela soit la seule
présence d’une ou plusieurs personnes qui
soit l’élément déclenchant. La distance de
passage des randonneurs par rapport au
troupeau et au chien
ne semble pas non plus influencer le comportement des chiens ; des
analyses plus poussées sont néanmoins en
cours.
Le tempérament du chien en tant qu’individu
semble donc être la source du « problème
» et non le chien de protection au sens
large. Ainsi,
le comportement du randonneur au contact du chien peut devenir prédominant
face à un chien présentant un seuil de
réactivité bas.
Dans ce contexte, un geste brusque peut provoquer une réponse agressive du
chien (d’où les recommandations de rester
calme).
Cette réactivité exagérée du chien est
souvent dictée par la peur ou par le manque
d’assurance du chien (d’où l’importance de
rester naturel, épaules décontractées,
dans la mesure du possible, ce qui peut
rassurer le chien). Ce même geste serait
sans conséquence pour un chien présentant un
seuil de réactivité haut.
Par exemple, nous avons observé des enfants
pratiquement se coucher sur des chiens de
protection pendant que le père réunissait
toute la famille autour du chien pour faire
une photo.
Le comportement de ces randonneurs était absolument inadéquat (et
inconscient) et aurait pu se terminer par un
accident si les chiens n’étaient pas aussi
dociles.
Si le comportement des randonneurs ou la
présence d’attributs étaient à l’origine des
accidents par morsure, leur nombre devrait
être beaucoup plus élevé que ce que l’on
enregistre.
Or ce type d’accidents reste relativement rare par rapport au nombre de
personnes rencontrées par les chiens de
protection dans le massif alpin.
Par exemple, dans les Alpes de Haute
Provence où cette étude a été réalisée, cinq
accidents par morsure ont officiellement été
enregistrés par la gendarmerie nationale.
Notre étude démontre que ce chiffre est sous
estimé, certaines morsures n’étant pas
déclarées.
En revanche, le nombre de chiens ayant mordu
reste identique ce qui confirmerait que le
problème se situe bien au niveau du chien
(et/ou d’une estive).
Grâce au recensement des accidents par
morsure, on commence à comprendre pourquoi
certains chiens mordent et dans quelles
circonstances.
Certains de ces comportements ont pour
origine une défense des ressources (comme
les croquettes déposées sur le bord du
sentier ou des chiots à la cabane du
berger).
L’agression est déclenchée parce que le
randonneur se trouve trop près de ces
ressources. Certaines autres agressions
peuvent provenir d’une expérience
traumatisante que le chien a subie
(le chien apprend durant toute sa vie). Par
exemple, un chien qui s’était fait taper par
un pêcheur avec sa canne à pêche est devenu
très réactif à tous types de bâtons.
En conséquence, il est souhaitable de
sélectionner des chiens capables d’ «
encaisser » les réactions inadéquates
de certains humains, surtout dans les zones
très touristiques.
Si les chiens de protection ne représentent
généralement pas une menace pour les
randonneurs, beaucoup d’entre eux se sentent
tout de même agressés lorsque le chien
s’approche d’eux en aboyant.
Ce ressenti peut malheureusement alimenter
le débat du sentiment d’insécurité face à
ces grands chiens. Quelques recommandations
simples afin d’éviter les effets de surprise
du chien
peuvent aider à se rassurer et également à
diminuer le risque de morsure. Dans la
mesure du possible, il serait souhaitable de
contourner le troupeau pour ne pas déranger
les bêtes et inquiéter les chiens.
Si vous devez traverser le troupeau, soyez
certain que le chien vous a déjà repéré
(évitez de réveiller un chien en sursaut en
passant à côté de lui). Si vous devez entrer
en contact avec un chien,
faites-lui toujours face (la majorité des
chiens mord par-derrière), arrêtez-vous et
portez vos bâtons dans une seule main. Vous
pouvez utiliser votre sac à dos ou votre
veste pour créer une « distance »
avec le chien et éviter qu’il pénètre dans
votre distance individuelle (ce qui augmente
le sentiment d’insécurité, car on n’est plus
maître de la situation).
De plus, la prise de contact ne se fera donc
pas directement sur l’une des parties de
votre corps.
Pensez à déjà porter le sac sur une seule
épaule en arrivant à proximité du troupeau.
Vous pouvez ordonner au chien de retourner
au troupeau avec un vigoureux « file aux
brebis ou file au troupeau ».
C’est le type d’injonctions que donnent les
bergers aux chiens. Dans la mesure du
possible, essayez de rester « naturel
» et d’augmenter la distance entre vous et
le chien.
Le fait de rester figé (épaules contractées)
peut inquiéter certains chiens peu sûrs
d’eux. On peut appliquer ces mêmes
recommandations si l’on doit faire face à
plusieurs chiens,
en surveillant plus particulièrement celui qui essaye de venir par
derrière. L’idée est de toujours conserver
une distance entre vous et les chiens.
|
À l’avenir, il
serait souhaitable de déterminer ce que l’on
attend
des chiens de protection.
Pour ma part, je pense qu’un chien de
protection doit présenter quatre
«comportements » de base qui sont :
-
l’attachement du chien au troupeau,
-
-
le
respect du troupeau et des animaux
le
constituant,
-
-
la
protection et la tolérance à l’humain
|
Cette
dernière pourrait être améliorée sur deux
niveaux :
sur la méthode d’élevage et
d’éducation des chiens et sur leur
sélection.
Par exemple, en enrichissant le milieu dans
lequel
naissent les chiots, il serait
possible d’obtenir des chiens
plus aptes à
encaisser et gérer différents stimuli
négatifs de leur milieu.
La sélection peut également augmenter ou
diminuer
le seuil de tolérance à partir
duquel un chien va mordre
un humain.
Probablement que l’on ne pourra jamais
atteindre le « zéro morsure »
(le chien s’exprime aussi par la morsure),
mais une sélection adéquate et une meilleure
connaissance
de ces chiens (et information)
devraient permettre
de diminuer sensiblement
le risque d’accident par morsure.
Jean-Marc Landry
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Zoologiste, chercheur,
auteur, spécialiste du loup et du patou.
Lire les autres notes
de
Jean-Marc Landry
à la Buvette
http://www.buvettedesalpages.be/
http://www.dailymotion.com/video/x2lqp4_nash-des-terres-de-border_animals

25/04/2012

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